La mise à l’herbe


Une transition à soigner

  • Introduction progressive des animaux sur les parcelles, au moins sur 3 semaines, d’abord quelques heures l’après-midi pour évaluer la portance des pâtures. En parallèle, diminution de la part azotée de la ration, pour compenser les apports de l’herbe jeune.

  • Au début, laisser sortir les vaches avec la panse pleine, et laisser du foin/paille à disposition.

  • Ne pas laisser de trop grandes surfaces pour obliger les vaches à ingérer également les parties plus fibreuses des plantes.

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Attention : risque de tétanie et d’entérotoxémie

  • La tétanie est provoquée par un manque de magnésium, beaucoup moins présent dans l’herbe jeune que dans les rations d’hiver. Les signes vont des spasmes musculaires légers jusqu’à la crise convulsive parfois mortelle. Bien fournir en pierres à lécher riches en magnésium.

  • L’entérotoxémie peut se déclencher en cas de déséquilibre digestif important et s’accompagne de diarrhées. L’évolution peut être fulgurante et conduit fréquemment à la mort de l’animal atteint. La prévention est primordiale : il convient de soigner les transitions alimentaires pour limiter les diarrhées. Il existe également un vaccin adapté en cas de besoin.

Une mamelle qui change d’environnement

  • Les germes en contact avec la mamelle changent, et elle devient plus exposée aux blessures. La boue peut également contenir des spores butyriques. Il est possible de mieux protéger la mamelle pendant cette phase critique, par exemple à l’aide de produits de trempage protégeant les trayons.

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Pâture = parasitisme

  • La lutte contre le parasitisme nécessite de trouver un équilibre entre l’immunité des bovins et l’élimination des parasites. A ce titre, il convient de traiter pour contrôler la population de parasites, tout en ménageant des interruptions dans le traitement pour permettre le contact parasitaire et donc l’immunisation des bovins. Les traitements à la mise à l’herbe doivent surtout concerner les jeunes bovins, première et deuxième saisons de pâture. Les animaux plus âgés, s’ils sont correctement immunisés, nécessitent moins d’attention, et des traitements plus ponctuels (milieu d’été ou rentrée à l’étable).

 

  • Il est possible de vérifier la contamination du troupeau, mais aussi son niveau d’immunisation à moindre coût :

    • Dosage du pepsinogène sur 5 génisses de deuxième année : évaluation de la protection contre les strongles

    • Sérologie sur 5 vaches plus âgées pour détecter la douve

    • Coproscopie sur 5 vaches en pâture pour la détection du paramphistome

 

  • Plusieurs stratégies sont envisageables et elles peuvent se cumuler

    • Il faut éviter de faire pâturer les animaux jeunes sur les parcelles où ont pâturé des animaux âgés les années précédentes, ces parcelles étant généralement plus contaminées.

    • Les traitements antiparasitaires existants sont variés, tant en nature qu’en mode d’administration. Il existe des solutions et des produits adaptés à chaque situation, n’hésitez pas à nous demander conseil.